Retour

Antoine de Latour
par Antoine de Latour
0 vues
0.0

Ô muse, avais-je dit, que me font tes merveilles ?
Elles n’enchantent plus la scène où nous passons.
Pour consoler du jour le ciel a fait les veilles,
Laisse-moi le plaisir et garde tes chansons !

Et je livrais mon cœur, et j’ouvrais mes oreilles
Aux lyres de la terre, à leurs profanes sons,
Ce monde était mon Dieu, dans ses coupes vermeilles,
Ô muse, je buvais l’oubli de tes leçons.

Ah ! c’était vainement; et ces folles ivresses
Ne valaient pas, ô muse, un jour de mes tristesses,
Lorsqu’assis à tes pieds j’endormais ma douleur.

J’étais bien malheureux, mais une voix charmante
M’appelant : — « Va, dit-elle, sois meilleur, et chante.
Et la source des vers s’est rouverte en mon cœur.

Antoine de Latour

Qu’en pensez-vous ?

Partagez votre ressenti pour Antoine de Latour

Noter cette création
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles Aucune note
Commenter

Chaque commentaire est une étoile dans notre ciel poétique. Brillez avec le vôtre, comme Apollinaire dans la nuit.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Découvrez d'autres poèmes de Antoine de Latour

Nouveau sur LaPoesie.org ?

Première fois sur LaPoesie.org ?


Rejoignez le plus grand groupe d’écriture de poésie en ligne, améliorez votre art, créez une base de fans et découvrez la meilleure poésie de notre génération.