Attente de la mort

Jules Supervielle
par Jules Supervielle
0 vues
0.0

Une paillote au
Paraguay
Où j’attendrais dans un hamac
Celle qui vient bien toute seule.

Un bœuf gris passerait la tête
Et ruminerait devant moi,
J’aurais tout le temps de le voir.

Un chien entrerait assoiffé,
Et courant à mon pot à eau
U y boirait, boirait, boirait.

Enfin il me regarderait

Et de sa langue rouge et claire

Des gouttes tomberaient à terre.

Des oiseaux couperaient le jour
De la porte dans leurs vols vifs.
Et pas un homme pas un homme!

Je serai moi-même évasif.

Jules Supervielle

Qu’en pensez-vous ?

Partagez votre ressenti pour Jules Supervielle

Noter cette création
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles Aucune note
Commenter

La poésie est une danse des mots. Invitez-vous sur la piste, dansez avec nous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Découvrez d'autres poèmes de Jules Supervielle

Nouveau sur LaPoesie.org ?

Première fois sur LaPoesie.org ?


Rejoignez le plus grand groupe d’écriture de poésie en ligne, améliorez votre art, créez une base de fans et découvrez la meilleure poésie de notre génération.